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Vas, Vis & Deviens...

Sur une voie dans le quartier résidentiel de Sinkor (Monrovia)
Sadjo

Se déplacer à Monrovia 

Monrovia n’est pas très grande ville. La capitale du Libéria compte près de 1,5 millions d’habitants. Comme dans toutes les métropoles, se déplacer n’est pas toujours chose facile surtout lorsque les routes ne sont pas bonnes. Heureusement encore que les chauffeurs à Monrovia sont pour la plupart courtois. Je vous emmène faire une tour en ville🛣️.

Taxi et micro-taxi

On reconnaît généralement les taxis à leur couleur jaune, mais la couleur n’est pas un critère important. Toutes les voitures peuvent faire et font le taxi à Monrovia.

Taxi sur la voie de Broad Street à Monrovia
Taxi sur la voie de Broad Street à Monrovia

Ne vous attendez pas être seuls dans un taxi que vous arrêtez pour vous conduire là où vous souhaitez vous rendre. Tout d’abord, le taxi est un véhicule en commun, très en commun d’ailleurs. La norme, c’est 4 passagers sur le siège arrière et 1 à côté du chauffeur. Vous êtes tranquille si vous êtes assis à l’avant, sinon le schéma est plus compliqué à l’arrière. Vous serez soit enfoncé sur un bout de siège ou suspendu sur des cuisses étrangères🥴. Tout dépend de votre gabarit et celle de vos voisins.

Vous pouvez néanmoins profiter du plaisir d’être à 3 sur le siège arrière que si vous empruntez un micro-taxi (minuscules voitures indiennes), et même là encore la taille du véhicule fait que vous serez toujours à l’étroit.

Micro taxi sur la grande voie de Broad Street (Monrovia)
Micro taxi sur la grande voie de Broad Street (Monrovia)

Autre chose à savoir, les taxis ne vont pas partout, ils ont leurs itinéraires et des arrêts bien spécifiques (l’équivalent des wôrô-wôrô en Côte d’Ivoire). vous pouvez donc être emmené à emprunter plusieurs véhicules avant d’arriver à votre destination.

Le riz et les Libériens, une grande histoire d’amour!

Kekeh ou auto rickshaws

Ce sont des petits véhicules motorisés à 3 roues importés d’Inde. Ils sont beaucoup appréciés par la population pour leur rapidité et leur usage pratique. On ne perd pas de temps à ouvrir et fermer les portières parce qu’ils n’en ont pas🤗.

Kekeh sur la voie de Benson Street (Monrovia)
Kekeh sur la voie de Benson Street (Monrovia)

L’air circule bien à l’intérieur. Ils se fraient facilement un chemin entre deux voies ou entre les voitures pendant les embouteillages. 

Les Kekeh sont triporteurs et le tarif est légèrement plus élevé que celui des taxis (10 $ libérien de plus en général). L’inconvénient majeur : la pluie…

D’un autre côté, les Chinois qui ne laissent passer aucune occasion… Ils se sont certainement dit pourquoi transporter 3 passagers alors qu’on peut en prendre 6 👀? L’entreprise HUASHA a donc fabriqué sa propre version de Kekeh.  C’est moins confortable que le kekeh indien, mais ça vous reviendra légèrement moins cher.

kekeh chinois au rond point du Duport Road (Monrovia)
Kekeh chinois au rond point du Duport Road (Monrovia)

Moto-taxi

Les motos assurent le déplacement dans les quartiers, ils n’ont pas le droit de circuler sur les grandes voies. Ils sont très utiles si on veut éviter une longue distance à pied, mais surtout pour ne pas défier la terre rouge et la poussière. Le coût est abordable et tourne autour de 20 $ LRD (50 f CFA).

Moto-taxi à Iron Gate (Monrovia)
Moto-taxi à Iron Gate (Monrovia)

Bus et mini bus

Les vieux bus d’école importés des USA servent de bus pour le grand public à Monrovia. Tout comme nos “France Au Revoir“, les Libériens ont leur “USA Au Revoir“😁.

Il y a aussi les minibus dans le style de ceux qu’on rencontre dans les capitales africaines : le Gbaka à Abidjan, le Trotro à Accra, le Sotrama à Bamako… Mais ici, ils sont minoritaires et font le plus souvent des distances assez longues.

Mon expérience  avec les transports à Monrovia 

Je vivais au centre-ville, précisément à Lynch Street. J’étais à 5-10 mn de marche de la voie principale de Broad Street. De là, j’empruntais un Taxi pour le quartier animé de Duala à 40 liberty. Une fois Duala, j’avais le choix entre un taxi à 30 $  ou un Kekeh à 40 $ pour Brewerville. Je descendais en chemin, au carrefour ‘’Iron Gate’’ dans le township de Virginia. Et enfin, la dernière course en moto-taxi à 20 $ pour Mango Town-clinic. J’enseignais dans l’école en face du centre de santé : REV KORMON KINDER CARE & PRIMARY SCHOOL. Après les cours, je refaisais le même trajet en sens inverse. Ça a été mon quotidien du lundi au vendredi pendant mon séjour de 6 semaines à Monrovia.

Le Libéria : une réplique des USA en Afrique

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